On l’aura compris, ce blog citoyen s’accroche à la vie et à tout ce qui peut être tenté pour la maintenir quand une issue fatale entrevue s’annonce « imméritée ». Non « méritée » pour la simple raison que des gestes adéquats, voire des techniques basiques, ne seraient pas appliqués en un temps compatible avec des chances de survie. Car il est des accidents de toute nature qui provoquent d’inquiétantes atteintes organiques. Lesquelles produisent des phénomènes induisant un état de mort apparente, puis entraînent la « pompe cardiaque » vers l’« arrêt ». Or, c’est au moment où les jeunes médecins généralistes ont bénéficié d’une formation entre urgence relative et urgence vitale plus insistante qu’autrefois que ceux-ci, sur de larges étendues du pays, ne viennent plus combler les départs en retraite de leurs aînés.
Évident : un territoire sans médecins se trouve livré à la fatalité des accidents de santé. Recours de bon sens désormais en urgence (mais beaucoup de pathologies non soignées évoluent justement vers « l’état d’urgence ») : les pompiers (18 ou 112), arrivés avec parfois l’un de leurs médecins qui a pu se libérer (le plus souvent, ils sont libéraux et engagés volontaires), ou bien un(e) infirmier(ère) protocolisé(e). Alors, premiers soins et transport vers un hôpital, pas forcément proche. Le Samu (15) ? Bien sûr, mais l’une de ses unités mobiles viendra de la grande ville, et plutôt pour une urgence évaluée au téléphone comme absolue. En tout cas, même plus question de passer par un cabinet médical (surchargé, voire fermé) où serait assuré un relais.

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